Jus de carottes

Une bombe nutritionnelle !

cru — végétalien — sans gluten — sans soya — sans sucre — hypotoxique

PRÉPARATION   15 MINUTES
CONSERVATION   24 heures au réfrigérateur
PORTION   2 tasses
ÉQUIPEMENT   Extracteur à jus

INGRÉDIENTS

• 6 grosses carottes biologiques
• 1 pomme biologique
• 1/2 citron biologique
• 2 cm de racine de gingembre frais biologique
• 2 cm de racine de curcuma frais biologique

PRÉPARATION

1 | Laver, mais ne pas peler les carottes et la pomme*. Les couper en gros morceaux.

Peler le citron. Dans le cas où vous conservez une partie de sa pelure, coupez-le en tranches afin de ne pas abîmer votre machine à jus.

*Les pépins de pommes contiennent une infime quantité de cyanure (0,6 mg/pépin). Certains les passent à l’extracteur, d’autres les retirent. À vous de choisir.

2 | Mettre quelques morceaux à la fois dans la machine à jus.

Pour éviter la formation d’une purée de pomme à la base du goulot, alterner les carottes et les pommes.

3 | À l’aide d’une cuillère, je filtre le jus dans une passoire au-dessus d’un bol. Un sac à lait végétal fonctionne aussi.

La filtration retire les fibres restantes après l’extraction, ce qui rend le jus plus digeste et plus agréable à boire.

4 | Afin de profiter au maximum des bienfaits des vitamines fragiles à l’oxydation, consommez-le rapidement.

Sinon, conservez-le au réfrigérateur dans un pot hermétique.

Trucs & astuces

Au premier abord, le jus de carottes paraît insignifiant. Pourtant, c’est une bombe de minéraux, vitamines et protéines. Ne manque que la vitamine B12 et la vitamine D.
Voici le bilan nutritionnel d’une tasse de jus de carottes pur selon le site Cronometer. (Le pourcentage est calculé pour mon apport quotidien ; une femme de 1,6 m.)

Bio, pas bio ?

  • En général, on s’intéresse aux jus de légumes frais pour améliorer sa santé. C’est pourquoi j’insiste sur des aliments biologiques.
    1. Puisque le glyphosate (herbicide Roundup) est conçu pour tuer les bactéries, il est fort probable qu’il induise un déséquilibre du microbiote intestinal1. Notre microbiote compte 100 000 milliards de bactéries qui nous protègent contre les maladies2-3.
    2. Offrir des conditions saines aux travailleurs agricoles.4
    3. Contribuer à la santé des pollinisateurs5 et toute la biodiversité qui habite et se nourrit dans les champs.

Maximum de vitamines

  • Plusieurs vitamines craignent la chaleur, la lumière ou l’oxydation de l’air. Ainsi, considérez les éléments suivants :
    1. Boire son jus rapidement.
      Dans une approche curative, il est recommandé de le consommer dans les 2 à 3 heures suivant sa préparation.6
    2. Insaliver son jus.
      Prenez le temps de «mâcher» votre jus. Cette action libère les enzymes digestifs contenus dans la salive et facilite la digestion.
    3. Préférer un extracteur à une centrifugeuse.
      L’extraction sans chaleur préserve mieux les vitamines que la centrifugeuse qui tourne très vite. Je possède un extracteur horizontal à type mastication Omega qui extrait aussi le jus des feuilles (épinards, herbe de blé, laitue, etc.). Je n’ai pas testé plusieurs extracteurs, alors je ne peux pas affirmer qu’il est meilleur ou non qu’un autre modèle. Pour plus d’informations, visitez Nutrition Crue, un magasin canadien spécialisé en outils de cuisine.

D’où vient cette recette ?

Le jus de carottes, c’est le goût de mon enfance. Quelques fois par année, mes parents sortaient la centrifugeuse du fond de l’armoire, puis déchiquetaient des carottes et des pommes dans un vacarme impressionnant. Ensuite, je buvais ce liquide aux allures étranges en écoutant mon père vanter ses mérites.

À la recette traditionnelle, j’ai ajouté du gingembre et du curcuma frais pour leurs vertus anti-inflammatoires et leur bon petit goût piquant. Quant au citron, il masquera l’amertume des carottes achetées hors saison tout en favorisant la conservation.

RÉFÉRENCES

  1. « C’est à la suite de problèmes d’infections intestinales chroniques observés dans des élevages de bovins et de volailles que des études ont démontré que la flore intestinale de ces animaux était perturbée par le glyphosate consommé avec leurs aliments OGMs. Ce pesticide favoriserait de façon significative le développement de bactéries pathogènes telles les espèces Clostridium et Salmonella, des bactéries fortement résistantes au glyphosate, alors que les bonnes bactéries saprophytes, telles les Enterococcus, Bacillus, et Lactobacillus, seraient particulièrement sensibles à ce pesticide. Il appert donc que le glyphosate, le pesticide le plus utilisé au monde, entraverait le bon équilibre de la flore intestinale des animaux. »
    LAGACÉ, Jacqueline. Que savons-nous à ce jour des dangers potentiels des OGMs et des pesticides associés ? Vaincre la douleur par l’alimentation, 2013.
  2. « De solides études américaines, notamment une de l’Université Berkeley, à laquelle j’ai participé, ont toutefois montré que certains types de pesticides – la classe des organophosphorés – ont des effets, entre autres, sur le neurodéveloppement, lorsque l’enfant y est exposé in utero, en phase prénatale. »
    COUSINEAU, Marie-Eve. « Pas de bonnes études pour évaluer les risques des pesticides sur la santé » au Canada. Radio-Canada, 2019.
  3. GILMAN, Sylvie et Thierry DE LESTRADE. Microbiote, les fabuleux pouvoirs du ventre. YUZU Productions, ARTE France et INRA, 2019.
  4. GERBET, Thomas. Effets des pesticides sur la santé : « On veut savoir ! », Radio-Canada, 2019.
  5. « Des chercheurs indépendants ont démontré que des empoisonnements aiguës des abeilles sont observés lors des semis avec des semences enrobées de pesticides de la famille des néonicotinoïdes, alors que d’autres études mettent en relief les effets toxiques à moyen et à long terme de ces pesticides pour les abeilles. À cet égard, “l’Autorité européenne de sécurité des aliments” (EFSA) a identifié des risques pour les abeilles suite à l’utilisation de trois membres de la famille des néonicotinoïdes : la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame. Parce que ces insecticides peuvent avoir des effets aiguës et chroniques sur la survie et le développement des colonies d’abeilles, leur comportement et leurs larves, l’EFSA a annoncé en janvier 2013, l’interdiction pour deux ans de l’usage des néonicotinoïdes sur le maïs, le soya, le tournesol, le coton et les céréales. »
    LAGACÉ, Jacqueline. Que savons-nous à ce jour des dangers potentiels des OGMs et des pesticides associés ? Vaincre la douleur par l’alimentation, 2013.
  6. GERSON, Charlotte & Morton WALKER, D.P.M. The Gerson Therapy. The Proven Nutritional Program For Cancer and Other Illnesses. New York, Kensington Publishing Corp., 2006, p. 373.
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